Bientôt deux mois depuis l’accident, Léa va bien, elle a retrouvé sa vitalité et son sourire. On la reconnaît, c’est bien elle, intacte; il lui reste seulement à regagner toute sa mobilité, qui est présentement encore affectée par des douleurs musculo-squelettiques. Concrètement, ce sont ses jambes qui semblent avoir le plus souffert lors du choc, puisqu’elle n’arrive toujours pas à les déplier assez pour se mettre debout. Elle maintient toujours une certaine flexion, et est très sensible au toucher.
Ceci dit, la demoiselle ne reste pas pour autant immobile; elle a trouvé une façon de se déplacer assise au sol, de façon à demeurer dans sa zone de confort! Très bon exercice pour entretenir le tonus musculaire! Elle reçoit des traitements de physiothérapie dans le but de conserver la souplesse de ses muscles autant que possible, en attendant que la douleur s’atténue. Son corps est en guérison, et la bonne nouvelle est qu’il a la capacité de se regénérer. La durée du processus semble cependant être proportionnelle à la grosseur du choc…
On peut observer une progression constante, lente, mais bien réelle, de semaine en semaine. La sensibilité diminue, elle étire un peu plus, dans tous les sens. La voici assise en indien, les jambes bien abaissées, un record depuis le jour J…
lundi 30 avril 2012
dimanche 29 avril 2012
La pointe de l’iceberg
De par la mise en place de notre programme Son-Rise, nous avons mis le cap sur « ouverture et interaction ». Et c’est exactement ce qui se passe, à petite échelle, bien sûr…
L’objectif premier en ce moment : contact visuel. À la fin décembre, quand on a officiellement débuté suivant les principes Son-Rise, Léa nous jetait parfois des regards, bien droit dans les yeux, qui, quoique furtifs, pouvait donner l’impression qu’on avait un bon contact visuel. Oh! surprise! En réduisant la salle de jeu à sa plus simple expression, pour éviter les distractions, et en pratiquant le « joining », j’ai constaté qu’elle était incapable de soutenir le regard plus de quelques secondes. Et dès que ses yeux quittent les nôtres, elle redevient dans le mode « exclusif ». Tout compte fait, elle était exclusive, ou dans sa bulle, la grosse majorité du temps. Voilà donc où on a choisit de diriger nos énergies, soit à la base de toute interaction : les yeux, les yeux, les yeux!!
Concrètement, c’est en célébrant chacun des regards que Léa nous porte, que nous parvenons tranquillement à lui donner envie de revenir encore et encore à nos yeux, et d’y rester de plus en plus longtemps. Elle adore entendre des chansons, alors quand on a ses yeux, on chante, on invente un jeu basé sur ces chansons, on amène des images en lien, on alterne le tout avec des drôles de bruits, des expressions faciales,… Quand ses yeux quittent, on n’insiste pas, on respecte son besoin du moment, et on « join », puisqu’elle retourne, de toute évidence, dans sa bulle.
Dans le silence du joining, se développe une confiance, c’est elle qui a le contrôle, et quelques fois, je l’ai surprise à jeter un bref regard sur ce que je faisais (bien sûr, qui était exactement ce qu’elle-même était en train de faire), puis rapidement retourner à son affaire. Un intérêt envers autrui prend racine peu à peu…
En quelques mois, elle arrive maintenant à soutenir le regard pendant des périodes beaucoup plus longues, assez pour nous laisser le temps de dire quelques phrases, et, très important, elle revient plus systématiquement à nos yeux au cours d’une interaction. Cela permet de développer tranquillement l’attention conjointe, lors de laquelle le regard se déplace en alternance entre un point X, et les yeux du partenaire de jeu. Du coup, j’ai vu ses yeux s’illuminer quelques fois, alors qu’elle constatait que je portais attention à ce qui l’intéressait à un moment précis; elle démontrait une (toute petite) expression d’étonnement, du jamais vu sur son visage auparavant, comme si elle réalisait peu à peu que c’est ainsi qu’elle peut faire partie du grand tissu qui relie tous les humains entre-eux! C’est ce petit déclic que je nomme « la pointe de l’iceberg »! Jusqu’alors, ses interactions avaient toujours été basées sur -demande de sa part, réponse de la nôtre-, ou -consigne de notre part, réponse (par une action) de la sienne-; je sais maintenant qu’on peut construire une relation beaucoup plus profonde avec Léa, et ainsi découvrir ce qui se cache en elle… la partie immergée de l’iceberg…
L’objectif premier en ce moment : contact visuel. À la fin décembre, quand on a officiellement débuté suivant les principes Son-Rise, Léa nous jetait parfois des regards, bien droit dans les yeux, qui, quoique furtifs, pouvait donner l’impression qu’on avait un bon contact visuel. Oh! surprise! En réduisant la salle de jeu à sa plus simple expression, pour éviter les distractions, et en pratiquant le « joining », j’ai constaté qu’elle était incapable de soutenir le regard plus de quelques secondes. Et dès que ses yeux quittent les nôtres, elle redevient dans le mode « exclusif ». Tout compte fait, elle était exclusive, ou dans sa bulle, la grosse majorité du temps. Voilà donc où on a choisit de diriger nos énergies, soit à la base de toute interaction : les yeux, les yeux, les yeux!!
Concrètement, c’est en célébrant chacun des regards que Léa nous porte, que nous parvenons tranquillement à lui donner envie de revenir encore et encore à nos yeux, et d’y rester de plus en plus longtemps. Elle adore entendre des chansons, alors quand on a ses yeux, on chante, on invente un jeu basé sur ces chansons, on amène des images en lien, on alterne le tout avec des drôles de bruits, des expressions faciales,… Quand ses yeux quittent, on n’insiste pas, on respecte son besoin du moment, et on « join », puisqu’elle retourne, de toute évidence, dans sa bulle.
Dans le silence du joining, se développe une confiance, c’est elle qui a le contrôle, et quelques fois, je l’ai surprise à jeter un bref regard sur ce que je faisais (bien sûr, qui était exactement ce qu’elle-même était en train de faire), puis rapidement retourner à son affaire. Un intérêt envers autrui prend racine peu à peu…
En quelques mois, elle arrive maintenant à soutenir le regard pendant des périodes beaucoup plus longues, assez pour nous laisser le temps de dire quelques phrases, et, très important, elle revient plus systématiquement à nos yeux au cours d’une interaction. Cela permet de développer tranquillement l’attention conjointe, lors de laquelle le regard se déplace en alternance entre un point X, et les yeux du partenaire de jeu. Du coup, j’ai vu ses yeux s’illuminer quelques fois, alors qu’elle constatait que je portais attention à ce qui l’intéressait à un moment précis; elle démontrait une (toute petite) expression d’étonnement, du jamais vu sur son visage auparavant, comme si elle réalisait peu à peu que c’est ainsi qu’elle peut faire partie du grand tissu qui relie tous les humains entre-eux! C’est ce petit déclic que je nomme « la pointe de l’iceberg »! Jusqu’alors, ses interactions avaient toujours été basées sur -demande de sa part, réponse de la nôtre-, ou -consigne de notre part, réponse (par une action) de la sienne-; je sais maintenant qu’on peut construire une relation beaucoup plus profonde avec Léa, et ainsi découvrir ce qui se cache en elle… la partie immergée de l’iceberg…
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13. Interaction
mercredi 4 avril 2012
11 mars 2012 : Renaissance...
Léa est née une seconde fois, elle nous est revenue, après quelques heures passées dans un ailleurs… Une si grande force dans ce petit corps de 7 ans!
Un bonheur immense de t'avoir parmi nous, on a encore tant à faire ensemble!!
Pour plus de détails:
À lire, aussi, et puis, à voir, encore, et en anglais!
Un bonheur immense de t'avoir parmi nous, on a encore tant à faire ensemble!!
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12. Réflexions
jeudi 24 novembre 2011
Du Floortime, on dévie vers Son-Rise
« L’enfant nous montre comment entrer dans son monde, et nous lui montrons comment en sortir »
Depuis quelques mois déjà, nous nous intéressons à mettre en place une approche éducative pour Léa qui serait tout à fait adaptée à ses besoins : besoin de bouger, de toucher, d’entendre des sons, et besoin d’évoluer, d’avancer, d’apprendre… , mais surtout, d’entrer en relation avec les personnes.
Nous avons d’abord exploré la méthode Floortime, qui a été un bon point de départ. C’est une approche ayant pour but premier le développement émotionnel et relationnel de l’enfant, et qui perçoit chaque comportement de l’enfant comme un moyen d’entrer en lien avec lui. Il est manifeste que l’acquisition de connaissances se fera d’une manière toute naturelle une fois les bases relationnelles bien établies.
Dans cette même ligne de pensée, on retrouve l’approche Son-Rise (Autism Treatment Center of America), qui, comme le Flootime, est axée sur le développement des liens affectifs d’abord. Toutefois, cette approche nous a particulièrement interpellés, pour sa façon unique de traiter les comportements répétitifs et exclusifs, nommés « isms » , qui caractérisent les enfants, comme Léa, atteints de troubles faisant partie du spectre autistique. En effet, ces gestes auto-stimulants, répétés inlassablement, à l’abri de toute interaction avec les autres, (ex. : tourner un cube sur lui-même, tourner les pages d’un livre encore et encore, souffler dans une flûte à répétition, ouvrir et fermer des portes sans cesse, des interupteurs de lumières, …), peuvent être perçus de l’extérieur comme étant très envahissants.
Pourtant, selon Son-Rise, ces mêmes comportements deviennent un outil-clé pour établir des bases relationnelles avec l’enfant. Ils se transforment en une porte pour entrer dans son monde, par la pratique du « joining ». En fait, c’est très simple : quand Léa entre dans une phase exclusive, nous n’avons qu’à faire exactement ce qu’elle fait, en synchronicité. Plutôt que d’essayer d’arrêter ce comportement, nous l’acceptons entièrement et permettons qu’il se poursuive; nous savons qu’il est utile, qu’il représente simplement pour Léa une réponse auto-apaisante face à un monde imprévisible dans lequel elle n’a aucun contrôle. On lui démontre ainsi notre intérêt, dépourvu de tout jugement, pour ce qui l’intéresse elle. Tout ce que nous ferons pendant ces moments ne devrait jamais l’être avec l’intention de la sortir de son ism, mais simplement avec l’idée de porter intérêt à son monde…
C’est seulement lorsqu’elle nous donne un feu vert (un contact physique, un regard, un son…), qu’on essaiera de maintenir cette interaction naissante en nous rendant très attrayants pour elle. De cette façon, on construira peu à peu, des interactions plus longues, dans la confiance mutuelle, et on pourra intégrer graduellement de nouveaux éléments qui lui permettrons d’évoluer.
Suivant Son-Rise, plusieurs autres principes éclairent notre façon d’enseigner. D’abord, c’est la motivation intrinsèque de l’enfant qui est le moteur même du processus d’apprentissage. Par conséquent, ce sont les réponses spontanées qu’il émet, qui seront le point de départ des apprentissages, plutôt que des activités imposées par une tierce personne. Nous utiliserons des techniques pour transformer chacune des opportunités qui se présente en un jeu interactif. Nous manifesterons beaucoup d’enthousisme, d’excitation et d’énergie! Nous célébrerons chaque contact, chaque tentative de l’enfant. Et nous prioriserons toujours la qualité de la relation, plutôt que les objectifs éducatifs, auxquels nous reviendrons lorsqu’une occasion propice se présentera à nouveau.
Aussi, il est important de créer un environnement externe qui maximise les apprentissages et les interactions. La salle de jeu dans laquelle se déroulent les séances, en un pour un, est une pièce épurée, sans distractions, libre de toute sur-stimulation. On souhaite que l’enfant se sente parfaitement à son aise dans cette pièce, où tout est permis (donc, ce qui n’est pas permis y est éléminé). Les avantages : augmente la concentration et la durée de l’attention, brise le cycle de la sur-stimulation, permet à l’enfant de digérer les stimuli petit à petit, diminue le besoin de l’enfant de retourner à ses moments exclusifs, élimine les batailles de contrôle, qui brisent le lien de confiance. De cette façon, nous nous plaçons au centre de l’univers de l’enfant, clé incontestable des interactions humaines.
Finalement, nous choisirons d’adopter une attitude de non-jugement et d’optimisme, sachant fort bien que ceci rendra notre monde très attrayant pour notre enfant : ne pas juger où en est l’enfant dans le moment présent, et croire qu’il peut arriver à n’importe quoi. De toutes nos paroles et de tous nos gestes émanera cette conviction profonde, que l’enfant percevra, intégrera, et concrétisera.
En bref, nos objectifs seront toujours d'ordre relationnel, variant entre l'amélioration du contact visuel, la durée de l'attention en interaction, la communication, et la flexibilité. À partir des intérêts de Léa, qui est attirée par tout ce qui lui apporte satisfaction sensorielle, nous imaginerons des jeux dans lesquels nous intégrerons des tous petits défis, définis par nos buts nommés ci-haut. À ceci nous ajouterons l'attitude "Son-Rise", et c'est ainsi que nous avancerons, pas à pas avec Léa!
Suite à la recherche de bénévoles que nous avons menée il y a quelques mois, nous recevons présentement l’aide très précieuse de sept aimables (!!) personnes, qui viennent à raison de une heure par semaine jouer avec Léa. Nous souhaitons maintenant étendre cette façon de faire avec Léa, augmentant grandement notre besoin de collaboration. Nous espérons bâtir une équipe de bénévoles, pour couvrir l’horaire de Léa à temps plein.
VOUS ÊTES CRÉATIF, ÉNERGIQUE, OUVERT?
VOUS AVEZ ENVIE DE VIVRE UNE EXPÉRIENCE HUMAINE ENRICHISSANTE?
Nous sommes en quête de toute personne qui souhaiterait prendre part au projet, pour aider Léa à développer son plein potentiel!
-Aucune expérience requise; nous vous formerons.
-Engagement : 4 à 6 heures par semaine
N'hésitez pas à nous contacter pour toute autre information supplémentaire!
Depuis quelques mois déjà, nous nous intéressons à mettre en place une approche éducative pour Léa qui serait tout à fait adaptée à ses besoins : besoin de bouger, de toucher, d’entendre des sons, et besoin d’évoluer, d’avancer, d’apprendre… , mais surtout, d’entrer en relation avec les personnes.
Nous avons d’abord exploré la méthode Floortime, qui a été un bon point de départ. C’est une approche ayant pour but premier le développement émotionnel et relationnel de l’enfant, et qui perçoit chaque comportement de l’enfant comme un moyen d’entrer en lien avec lui. Il est manifeste que l’acquisition de connaissances se fera d’une manière toute naturelle une fois les bases relationnelles bien établies.
Dans cette même ligne de pensée, on retrouve l’approche Son-Rise (Autism Treatment Center of America), qui, comme le Flootime, est axée sur le développement des liens affectifs d’abord. Toutefois, cette approche nous a particulièrement interpellés, pour sa façon unique de traiter les comportements répétitifs et exclusifs, nommés « isms » , qui caractérisent les enfants, comme Léa, atteints de troubles faisant partie du spectre autistique. En effet, ces gestes auto-stimulants, répétés inlassablement, à l’abri de toute interaction avec les autres, (ex. : tourner un cube sur lui-même, tourner les pages d’un livre encore et encore, souffler dans une flûte à répétition, ouvrir et fermer des portes sans cesse, des interupteurs de lumières, …), peuvent être perçus de l’extérieur comme étant très envahissants.
Pourtant, selon Son-Rise, ces mêmes comportements deviennent un outil-clé pour établir des bases relationnelles avec l’enfant. Ils se transforment en une porte pour entrer dans son monde, par la pratique du « joining ». En fait, c’est très simple : quand Léa entre dans une phase exclusive, nous n’avons qu’à faire exactement ce qu’elle fait, en synchronicité. Plutôt que d’essayer d’arrêter ce comportement, nous l’acceptons entièrement et permettons qu’il se poursuive; nous savons qu’il est utile, qu’il représente simplement pour Léa une réponse auto-apaisante face à un monde imprévisible dans lequel elle n’a aucun contrôle. On lui démontre ainsi notre intérêt, dépourvu de tout jugement, pour ce qui l’intéresse elle. Tout ce que nous ferons pendant ces moments ne devrait jamais l’être avec l’intention de la sortir de son ism, mais simplement avec l’idée de porter intérêt à son monde…
C’est seulement lorsqu’elle nous donne un feu vert (un contact physique, un regard, un son…), qu’on essaiera de maintenir cette interaction naissante en nous rendant très attrayants pour elle. De cette façon, on construira peu à peu, des interactions plus longues, dans la confiance mutuelle, et on pourra intégrer graduellement de nouveaux éléments qui lui permettrons d’évoluer.
Suivant Son-Rise, plusieurs autres principes éclairent notre façon d’enseigner. D’abord, c’est la motivation intrinsèque de l’enfant qui est le moteur même du processus d’apprentissage. Par conséquent, ce sont les réponses spontanées qu’il émet, qui seront le point de départ des apprentissages, plutôt que des activités imposées par une tierce personne. Nous utiliserons des techniques pour transformer chacune des opportunités qui se présente en un jeu interactif. Nous manifesterons beaucoup d’enthousisme, d’excitation et d’énergie! Nous célébrerons chaque contact, chaque tentative de l’enfant. Et nous prioriserons toujours la qualité de la relation, plutôt que les objectifs éducatifs, auxquels nous reviendrons lorsqu’une occasion propice se présentera à nouveau.
Aussi, il est important de créer un environnement externe qui maximise les apprentissages et les interactions. La salle de jeu dans laquelle se déroulent les séances, en un pour un, est une pièce épurée, sans distractions, libre de toute sur-stimulation. On souhaite que l’enfant se sente parfaitement à son aise dans cette pièce, où tout est permis (donc, ce qui n’est pas permis y est éléminé). Les avantages : augmente la concentration et la durée de l’attention, brise le cycle de la sur-stimulation, permet à l’enfant de digérer les stimuli petit à petit, diminue le besoin de l’enfant de retourner à ses moments exclusifs, élimine les batailles de contrôle, qui brisent le lien de confiance. De cette façon, nous nous plaçons au centre de l’univers de l’enfant, clé incontestable des interactions humaines.
Finalement, nous choisirons d’adopter une attitude de non-jugement et d’optimisme, sachant fort bien que ceci rendra notre monde très attrayant pour notre enfant : ne pas juger où en est l’enfant dans le moment présent, et croire qu’il peut arriver à n’importe quoi. De toutes nos paroles et de tous nos gestes émanera cette conviction profonde, que l’enfant percevra, intégrera, et concrétisera.
En bref, nos objectifs seront toujours d'ordre relationnel, variant entre l'amélioration du contact visuel, la durée de l'attention en interaction, la communication, et la flexibilité. À partir des intérêts de Léa, qui est attirée par tout ce qui lui apporte satisfaction sensorielle, nous imaginerons des jeux dans lesquels nous intégrerons des tous petits défis, définis par nos buts nommés ci-haut. À ceci nous ajouterons l'attitude "Son-Rise", et c'est ainsi que nous avancerons, pas à pas avec Léa!
Suite à la recherche de bénévoles que nous avons menée il y a quelques mois, nous recevons présentement l’aide très précieuse de sept aimables (!!) personnes, qui viennent à raison de une heure par semaine jouer avec Léa. Nous souhaitons maintenant étendre cette façon de faire avec Léa, augmentant grandement notre besoin de collaboration. Nous espérons bâtir une équipe de bénévoles, pour couvrir l’horaire de Léa à temps plein.
VOUS ÊTES CRÉATIF, ÉNERGIQUE, OUVERT?
VOUS AVEZ ENVIE DE VIVRE UNE EXPÉRIENCE HUMAINE ENRICHISSANTE?
Nous sommes en quête de toute personne qui souhaiterait prendre part au projet, pour aider Léa à développer son plein potentiel!
-Aucune expérience requise; nous vous formerons.
-Engagement : 4 à 6 heures par semaine
N'hésitez pas à nous contacter pour toute autre information supplémentaire!
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13. Interaction
mercredi 31 août 2011
Merci!!
Un grand merci de l'intérêt que vous avez manifesté pour notre projet avec Léa! Plusieurs personnes, qui se sont senties interpelées, sont même prêtes à nous épauler dans notre démarche, selon leur disponibilités, et ainsi accompagner Léa pour un bout de chemin!
Nous allons donc, peu à peu, intégrer quelques séances dans l'horaire de Léa, et voir comment elle y répond, un jour à la fois...
Nous allons donc, peu à peu, intégrer quelques séances dans l'horaire de Léa, et voir comment elle y répond, un jour à la fois...
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12. Réflexions
mardi 16 août 2011
Bénévoles recherchés!!
Voilà, c'est bien beau tout ça, mais pour avoir une incidence sur le développement de Léa, les séances de Floortime doivent être faites assiduement, à tous les jours, et même plusieurs fois par jour. Voilà pourquoi nous avons besoin de renforts!! Nous sommes donc à la recherche de gens qui seraient intéressés à se joindre à nous dans ce projet de « Floortime » auprès de Léa.
Dans la salle de jeux, à coup de 30 à 40 minutes, parfois assis par terre avec elle, d’a
utres moments debouts sur le divan, on suit son rythme, se met à son diapason, puis on s’imisce dans ses activités pour attirer l’attention sur nous et ainsi transformer le tout en un jeu interactif! Voilà le programme!… Sans attente, tout en maintenant le cap sur l’objectif! Ouf!!
Toute personne intéressée peut nous joindre
lechemindelea@gmail.com
Nous croyons réellement que la variété d'idées et de "couleurs" que chacun apporterait au projet serait très certainement bénéfique pour Léa, les possibilités devenant multipliées pour elle...
Cliquez ici pour des informations supplémentaires.
Dans la salle de jeux, à coup de 30 à 40 minutes, parfois assis par terre avec elle, d’a
utres moments debouts sur le divan, on suit son rythme, se met à son diapason, puis on s’imisce dans ses activités pour attirer l’attention sur nous et ainsi transformer le tout en un jeu interactif! Voilà le programme!… Sans attente, tout en maintenant le cap sur l’objectif! Ouf!! Toute personne intéressée peut nous joindre
lechemindelea@gmail.com
Nous croyons réellement que la variété d'idées et de "couleurs" que chacun apporterait au projet serait très certainement bénéfique pour Léa, les possibilités devenant multipliées pour elle...
Cliquez ici pour des informations supplémentaires.
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12. Réflexions
dimanche 14 août 2011
Floortime
Léa adore interagir avec les gens, mais d’une façon bien particulière. Avec le temps, elle a développé des moyens pour entrer en contact avec les autres, qui lui permettent du même coup de combler ses besoins sensoriels. Elle nous sourit, nous regarde, nous jase un peu avec les quelques sons qu’elle émet, mais aussi, elle touche la peau, les jeans, regarde à travers nos lunettes, veut qu’on lui parle directement dans l’oreille, touche les montres et boucles de ceintures, de façon à faire un petit clintement… Bref, elle trouve toutes sortes d’idées pour stimuler ses oreilles, ses yeux et ses petites mains à la recherche de sensations!
Étant donné que le lien avec nos semblables est à la base de tous les autres apprentissages, il serait prioritaire pour Léa de développer la capacité d’interagir avec les gens, autrement que par les moyens répétitifs dont elle dispose jusqu’à maintenant. Et pour y parvenir, il semblerait qu’elle ait vraiment besoin de notre aide!
Le livre « The child with special needs » de Stanley I. Greenspan et Serena Wieder nous décrit en détails comment s’y prendre, à l’aide de l’approche appelée « Floortime », pour créer une véritable communication bi-directionnelle entre l’enfant et nous, et ce, à travers le jeu, qui est la façon toute naturelle qu’ont les petits de découvrir le monde. Notre rôle, en tant que partenaire actif de jeu, sera donc de suivre l’initiative de Léa et de jouer avec ce qui captive son intérêt, mais le faire d’une façon qui l’encourage à interagir avec nous. Il s’agit donc de procéder à l’envers de ce qu’on a fait jusqu’à maintenant; alors qu’on demandait à Léa de s’intéresser à ce que nous lui proposions, le "Floortime" suggère plutôt de la suivre dans ses explorations, qui deviennent alors le point de départ de notre interaction, malgré qu'elles peuvent nous sembler, disons-le, bien souvent quelque peu insolites...
Nous sommes donc en ce moment affairés à s’initier à cette façon de procéder; un peu de lecture, entrecoupée d’essais avec Léa, et tranquillement on comprend un peu mieux comment il est possible de s’imiscer dans son jeu. Les rôles sont inversés. Pendant les séances "Floortime", c’est Léa qui dirige les activités, selon son intérêt du moment. Nous reste plus qu’à la suivre, tout en saisissant les occasions qui se présentent spontanément (ou en provoquer au besoin...), pour orienter doucement l’affaire…
Étant donné que le lien avec nos semblables est à la base de tous les autres apprentissages, il serait prioritaire pour Léa de développer la capacité d’interagir avec les gens, autrement que par les moyens répétitifs dont elle dispose jusqu’à maintenant. Et pour y parvenir, il semblerait qu’elle ait vraiment besoin de notre aide!
Le livre « The child with special needs » de Stanley I. Greenspan et Serena Wieder nous décrit en détails comment s’y prendre, à l’aide de l’approche appelée « Floortime », pour créer une véritable communication bi-directionnelle entre l’enfant et nous, et ce, à travers le jeu, qui est la façon toute naturelle qu’ont les petits de découvrir le monde. Notre rôle, en tant que partenaire actif de jeu, sera donc de suivre l’initiative de Léa et de jouer avec ce qui captive son intérêt, mais le faire d’une façon qui l’encourage à interagir avec nous. Il s’agit donc de procéder à l’envers de ce qu’on a fait jusqu’à maintenant; alors qu’on demandait à Léa de s’intéresser à ce que nous lui proposions, le "Floortime" suggère plutôt de la suivre dans ses explorations, qui deviennent alors le point de départ de notre interaction, malgré qu'elles peuvent nous sembler, disons-le, bien souvent quelque peu insolites...
Nous sommes donc en ce moment affairés à s’initier à cette façon de procéder; un peu de lecture, entrecoupée d’essais avec Léa, et tranquillement on comprend un peu mieux comment il est possible de s’imiscer dans son jeu. Les rôles sont inversés. Pendant les séances "Floortime", c’est Léa qui dirige les activités, selon son intérêt du moment. Nous reste plus qu’à la suivre, tout en saisissant les occasions qui se présentent spontanément (ou en provoquer au besoin...), pour orienter doucement l’affaire…
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